La célébration du carnaval
date de la conquête espagnole, pendant laquelle il fût importé d'Amérique.
Le carnaval dominicain est fêté durant tout le mois de février et dans tout le
pays (il se termine le 27, anniversaire du jour de l'Indépendance nationale). Le 16
août, le carnaval a également lieu, afin de fêter la restauration de la République en
1863, plus particulièrement à Santiago, San Pedro de Macoris, la Vega et Santo Domingo. |
| Il est avant tout une fête populaire et prend des apparences
différentes selon chaque région. C'est un mélange de rites chrétiens à l'européenne
avec des éléments d'origine africaine, apportés par les esclaves. A La vega, les
figures principales sont les diables à cornes (diablos cojuelos) comme le montre notre
photo, à Santiago, les "lechones" sont reconnaissables par leurs masques
particulièrement effrayants. La fantaisie n'a aucune limite. |

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A Cabral, les cachuas prennent d'assaut les cimetières, à Monte
Cristi, des bouffons déguisés en taureaux (toros y civiles) effrayent le public,
à San Pedro de Macoris, des danses sauvages (momises) des buyolas rappellent des
représentations de l'Angleterre du moyen-âge. Un peu partout, ces démons aux masques
extravagants tombent à bras raccourcis avec des vessies de porcs (vejigas) sur les
spectateurs pendant la procession, afin de les punir pour leurs fautes et pêchés. |
| La fête a bien entendu
également lieu à Santo Domingo: pour l'anniversaire de l'Indépendance et de la
proclamation de la République, chaque participant fait preuve d'ingéniosité pour gagner
le prix du plus joli costume. On peut d'ailleurs voir quelques-uns de ces masques au
musée de l'Homme à Santo Domingo. |
Dans chaque ville ou
village, vous ne pourrez échapper à cet air rapide de Merengue, diffusé, soit par
haut-parleur, soit par radio. Il s'agit de la "Baile nacional", la danse
nationale des dominicains. C'est une musique authentique des Caraïbes, un mélange de
rythmes et de danses africaines, qui s'est implantée au fur et à mesure aux Antilles,
avec un mélange d'influences musicales européennes et américaines. Son
origine est d'ailleurs très contreversée.
Dès le début du siècle passé, le Merengue partit à la conquête de la
République Dominicaine, après Cuba et Porto Rico. Cette musique fut tout d'abord mise à
l'écart par les classes privilégiées, puis finit par rencontrer un vif succès pour
enfin se répandre à l'ensemble de l'île. |

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Ce rythme
fut même exploité par Trujillo pour ses propres campagnes politiques, dans l'espoir de
rallier à lui les habitants des campagnes.
Alors qu'au tout début, le Merengue était joué uniquement à l'accordéon, au
tambora (double tambour en peau de chèvre) et au guira (instrument typique ressemblant à
une râpe en laiton de forme cylindrique que l'on gratte avec un frottoir), des
instruments à vent s'ajoutèrent petit à petit aux orchestres. Finalement, ce rythme fut
joué par de grands orchestres, à maintes occasions. Dans les années 80, le merengue fut
encore une fois modernisé et adapté aux techniques des studios modernes. Il
a toutefois tendance à être remplacé par le Bachata qui associe différents styles
musicaux, dont le Merengue avec des airs romantiques.
Parmi les valeurs sûres, on peut citer les albums Bachata Rosa et Areito
de Juan Luis Guerra, El Cacique del Armague de Raulin, mais également Sergio
vargas, Los Sabrosos del Merengue ou Johnny Ventura. N'hésitez pas à ramener des
cassettes, elles sont encore très difficiles à trouver en Europe.
Où danser le Merengue à Paris ( sous réserve de changement entretemps):
Sabor a Mi : 6, passage Thiéré, 75011 PARIS (Métro
Bastille) Tél. 01 47 00 55 33
Clair Obscur : 62, rue de Charonne, 75011 PARIS Tél. 01 42 01 06 40 |
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